Woodstack Tower à Dubaï

2006

lieu
Émirats arabes unis

client
ThissenKrupp/Ville de Dubaï

état d'avancement
clôturé

chef de projet
O. Dellicour, S. Cruyt, M. Gossé, V. Musiek

Projet de concours
Nous avons imaginé partir dans le Grand Nord pour chercher dans des forêts écologiquement autorisées le bois nécessaire pour la construction de la tour demandée par le concours organisé par la ville de Doubaï et la Firme d'ascenseurs ThissenKrupp. En Norvège, nous  trouvons les arbres convenables, les faisons abattre et débiter en troncs d’environ dix mètres de longueur et d’un diamètre moyen de quatre-vingt centimètres. Nous faisons replanter l’équivalent d’arbrisseaux pour le renouvellement de la forêt. Les troncs sont immergés dans le fleuve et convoyés en longs tapis au gré du courant vers la mer Baltique. Assemblés en radeaux capables d’affronter l’océan, les arbres voyagent, contournant l’Europe, entrant dans la Méditerranée en passant par Gibraltar, jusqu’à la mer arabique, touchant terre à Doubaï.
Durant ce voyage, le bois immergé perd ses écorces et s’imprègne de sel, ainsi préparé au climat plus sec de la péninsule arabique. Sur le site à Dubaï, le chantier a été ouvert et la structure –contenant les escaliers et les futurs ascenseurs- qui constitue le noyau en béton armé, aux armatures spécialement traitées contre la corrosion, a été été dressée avec ses points d’attache pour recevoir les grumes empilées et assemblées. Assemblage apparemment aléatoire, mais parfaitement équilibré, l’empilement des billots de bois évoque spectaculairement le défi écologique et culturel de l’époque, non pas par la dimension du signal –qui ne pouvait en aucun cas rivaliser avec les gratte-ciels déjà présents- mais par le récit-même de son parcours, de son origine, de sa fabrication et par la nature de sa forme. Polémique et imaginatif...